La diplomatie dans le Maroc d'autrefois: Des origines à 1912 Ali Achour Author
2024-08-10 08:19:51
C'était au temps où on disait bachadour pour ambassadeur et konso pour consul. Il n'y avait pas de ministère des affaires étrangères, mais l' empire chérifien avait une diplomatie. Cette diplomatie, pendant longtemps, fu...
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C'était au temps où on disait bachadour pour ambassadeur et konso pour consul. Il n'y avait pas de ministère des affaires étrangères, mais l' empire chérifien avait une diplomatie. Cette diplomatie, pendant longtemps, fut celle d'une puissance militaire crainte et respectée. Elle s'est recroquevillée sur elle-même au fur et à mesure que le pays entrait en déclin.Selon les époques, les relations furent plus ou moins denses avec les étrangers (les chrétiens ), et tout d'abord avec l'Europe toute proche.La politique extérieure était le domaine réservé du sultan. Il envoyait en Europe des ambassades qui étaient conduites par des dignitaires du Makhzen le plus souvent sans expérience diplomatique mais non dépourvus de bon sens. Les pachas des villes du Nord furent les interlocuteurs des consuls étrangers avant de céder la place à un délégué du sultan établi à Tanger. C'est dans cette ville, érigée en capitale diplomatique , que résidaient les représentants étrangers. Parmi ces derniers, quelques-uns ont fait l'histoire.Le protectorat, en 1912, a mis fin à l'ébauche d'appareil diplomatique qui avait commencé à se former depuis peu.Dans ces chroniques de la diplomatie dans le Maroc ancien, le rappel succinct d'événements qui ont marqué l'histoire du pays, de la bataille d'Isly au traité de protectorat, en passant par la conférence d'Algésiras, est assorti d'un récit de l'intervention de la diplomatie, marocaine et étrangère. Une grande place est accordée aux hommes qui ont joué un rôle, en faisant largement appel aux écrits, aux témoignages et aux souvenirs de quelques auteurs et acteurs de l'époque.
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